Rentrée 2016-2017 : Année de concerts

L'Envers du Décor

A l’été 2015 j’ai écrit la plupart des textes qui vont figurer sur mon EP.

La rentrée était synonyme de milliards de questions sur le lancement de mon projet et particulièrement sur ce blog : la ligne directrice, le ton utilisé, les thèmes des articles etc

Il y en a des choses à dire quand on se lance dans une aventure comme celle-ci et surtout quand on veut raconter les étapes et l’évolution d’un projet artistique.

D’ailleurs aujourd’hui c’est le 20e article que je post sur ce blog, tout ça me parait assez dingue, mais c’est vrai qu’avec tous les retours positifs que j’ai pu avoir, la motivation que j’ai transmise à certaines personnes pour se lancer à leur tour, ça me motive encore plus.

C’était d’ailleurs le but initial de ce blog : partager mon expérience, échanger, proposer des idées.

Aujourd’hui je fais ma rentrée avec mes fournitures de concerts que vous avez pu voir dans l’article précédent: La fine équipe pour le live.

Une fine équipe que j’ai commencé à trifouiller, bidouiller, tester…en me mettant en condition Live dans mon home studio transformé pour l’occasion en studio de répétition.

Une nouvelle aventure donc qui consiste à rendre vivante sur scène ma musique enregistrée en studio.

Alors, le programme de la rentrée (sous réserve d’imprévus bien sûr, restons cohérents) :

  • Fin du mixage et mastering  du 3e morceau
  • Enregistrement des voix des prochains titres
  • Préparation du live

Des cris d’enfants dans les rues, c’est la rentrée il paraît

Alors bonne rentrée à tous

Do It (Presque) Yourself : Le mixage

L'Envers du Décor

Ca fait donc 2 mois que j’ai démarré ce Blog, que je vous fais découvrir, étape par étape l’évolution de ce projet.

je me suis d’abord demandé quelle était cette idée chelou de le lancer sans musique, je vous ai raconté ma démarche personnelle, je vous ai présenté l’évolution du projet, et puis je vous ai parlé d’un livre qui m’a énormément aidé à démarrer, ensuite j’ai débriefé la 1ere session d’enregistrement des voix, et enfin j’ai dévoilé mon amour pour la musique brésilienne.

C’est avec beaucoup d’émotion (Comprenez grosse flippe et grosse pression, mais aussi joie énorme et excitation de ouf) que je commence le mixage du 1er titre que je vais mettre en écoute.

Après presque 2 ans de dialogues avec moi-même:

               – Et si je jouais ça comme ça

               – Ah ouais cool

               – Ah nan merde ça va pas en fait

               – …

               – Bon et si je mettais ce son-là plutôt

               – Ah bah voilà…

Et ça, « juste » pour la musique, pour l’écriture des textes ça a été la même…

Bref, après de multiples tergiversations, modifications, et autres questions et doutes en tout genre, CA Y EST !! Les 3 premiers morceaux que j’ai enregistrés sont prêts à être mixés. et passer dans les oreilles magiques de David Aknin, mon super ingé son.

Julian David stud

Pour faire une p’tite présentation rapide de ce qu’est le mixage, c’est le fait d’équilibrer les niveaux de toutes les sources sonores que contient un morceau (batterie, basse, pianos, guitares, synthés etc et les voix bien sûr) de rendre l’ensemble cohérent, que chaque instrument trouve sa place.

C’est une étape qui demande des connaissances techniques dans le son, avec l’utilisation entre autre, de plugins, en gros des programmes qui permettent de modifier le son, en jouant sur les niveaux sonores, la réverbération, la compression etc, d’où l’ingé son.

Mais la part artistique est hyper importante aussi.

Oui, parce que même à l’étape du mixage, il y a encore des choix artistiques à faire (Ça ne s’arrête jamais).

Le choix de faire ressortir un instrument plutôt qu’un autre, qu’il soit plus présent à un endroit précis de la chanson, de vouloir créer une atmosphère particulière, et donc peut-être d’ajouter une reverb, ou un effet particulier sur tel ou tel instrument, ou sur la voix par exemple.

Concernant les voix justement, c’est le moment aussi de sélectionner les meilleures prises, en fonction de l’interprétation, de l’énergie… de la justesse, avant de les mixer avec la musique.

Voilà donc où j’en suis, et tout ça n’est que le début.

Alors vite la suite

Du Cap-Vert au Brésil, je l’ai rapporté dans ma ville…

L'Intimité Musicale

Julian Cavaquinho#3Oui, c’est bien de cet instrument à quatre cordes dont je parle, celui qui a traversé les océans pour se retrouver à…Saint Denis – Gare : Le Cavaquinho.

Cette petite guitare Brésilienne utilisée généralement dans différents types de Samba a trouvé sa place dans quelques morceaux de l’EP que je suis en train de préparer.

Sans vraiment l’expliquer, j’ai toujours été attiré par la musique brésilienne, c’est donc tout naturelle qu’elle soit présente, de près ou de loin dans ma musique.

De loin par l’évidente mélancolie que dégage ses sonorités, et de près lorsque j’incorpore la couleur atypique du Cavaquinho.

Justement, revenons à lui.Julian Cavaquinho#4

Je suis tombé dessus il y a environ 3 ans, je me demande encore pourquoi j’ai mis autant de temps avant de m’y mettre, bon ok, y’a 2 cordes en moins, c’est pas accordé pareil, et c’est 3 fois plus petit qu’une guitare mais bon quand même.

J’ai donc découvert grâce à cet instrument la richesse des rythmiques spécifiques à chaque types de Samba, et toutes les déclinaisons possibles. Oui parce qu’il y a plusieurs types de Samba : la samba pagode, samba enredo, samba choro, partido alto et j’en passe tellement.

Autant vous dire que si vous n’avez pas baigné dans des batucadas ou dans des écoles de samba dès votre plus jeune âge, y’a du boulot. Mais c’est passionnant.

Je vous parlais donc de Batucada, terme que vous avez sans doute déjà entendu, qui désigne un ensemble d’instruments (principalement de percussions) que vous voyez dans les défilés, les carnavals.

Et bien Le Batuque, qui vient du 15e siècle, est d’origine africaine, c’était à la fois une musique, un chant et une danse que l’on pratiquait en cercle, avec des instruments percussifs, à l’occasion de cérémonies, religieuses ou non.

Tout ça pour vous dire que j’aime l’idée qu’une musique traverse les siècles, les peuples, qu’elle se transforme, qu’elle évolue, qu’elle se mélange.

Un peu à la manière d’un Seu Jorge, artiste Brésilien que j’aime beaucoup, et qui n’hésite pas à métisser sa musique.

Pour ceux qui ne connaissent pas:

Le Studio : Un striptease en solo

L'Envers du Décor

Tof Studio 1Pour ceux qui me suivent sur Facebook vous devez savoir que vendredi j’ai fait les prises voix du 1er titre de l’EP que je vais diffuser, et que ça s’est plutôt très très bien passé, oui un gros gros KIFF.

Pour tous les autres qui le découvrez, comme ça, par hasard, je vous invite à suivre de plus près encore l’évolution de ce projet en likant ma page Facebook.

Voilà, maintenant vous saurez tout.

J’étais donc en studio vendredi, j’attendais cette session avec beaucoup d’excitation. Une nouvelle étape dans l’évolution du projet, et personnelle aussi par la même occasion.

J’ai pas mal d’expérience de studio en tant que guitariste mais là on peut dire que l’exercice est différent :Micro stud

Le but du « jeu » c’est de rentrer dans la chanson, raconter une histoire, interpréter, jouer, donner un sens à chaque mot, vivre le texte, transmettre des émotions justes, et ça, seul dans une pièce, avec pour unique compagnie un micro et un casque…

Alors tu te retrouves face à toi-même, tu te dévoiles, tu te lâches, t’es là pour ça de toute façon, tu te découvres, oui, dans tous les sens tu termes, tu retires petit à petit des couches de « toi », tu laisses tes émotions te guider pour exprimer au plus près, au plus profond ce que tu ressens, et tu vas à l’essentiel.

Mais en réalité j’étais pas vraiment seul, ce « lâcher prise » a été possible parce que j’étais hyper bien entouré, c’est ça le Do It (Presque) Yourself.

L’importance des conseils extérieurs, d’être bien entouré, bien conseillé, bien dirigé, et ici, en studio c’est Célia, ma coach vocale et David l’ingé son qui me font ce luxe. J’en profite pour leur faire une p’tite dédicace bien méritée.

Tof Studio 3Oui parce qu’on n’est pas forcément objectif sur ce qu’on fait, la façon dont on interprète, si c’est trop, pas assez, L’intention, l’intensité, la technique, et se libérer de l’aspect technique justement pour que ça soit le plus naturel possible.

Y’a tellement de paramètres qui rentrent en compte quand t’es derrière un micro, et surtout quand t’enregistres : le moindre souffle, la moindre note, le moindre détail, un sourire, un coup de mou, si t’es pas dedans, bref, tout se sent, tous s’entend.

Une séance de sport avec toute l’adrénaline qu’il faut pour te mettre KO quand t’as fini, mais que t’as envie de recommencer très vite.

Alors, n’allez pas croire que je suis un exhibitionniste mais quand même, j’ai hâte de faire ce striptease émotionnel avec vous sur scène.

Chaque chose en son temps, je vais déjà en refaire un en studio pour le 2e titre…

J’ai commencé à faire ce « debrief » hier soir, et cette bad news de ce matin m’a donné un coup.

David-Bowie

Bowie c’est plus qu’une influence, c’est un héritage, pour beaucoup d’artistes, et moi le premier !!

Dans son approche de la musique, c’était un artiste hors normes qui se fixait aucunes limites dans la création, de la pop au jazz, du glam rock au Funk.

Il suffit de voir l’un de ses concerts pour capter l’énergie, la lumière et la simplicité qu’il dégageait.

Je suis un immense fan de son œuvre et du (de ses) personnage(s), il restera pour moi l’un des artistes qui m’a le plus inspiré dans l’écriture, la composition, mais aussi dans l’interprétation.